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affiche les photographiques 2026
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Anaïs Tondeur 
(invitée) ''CE QUE LA TERRE FAIT À L’IMAGE''.

À LA COLLÉGIALE SAINT-PIERRE-LA-COUR / LE MANS.

Pascal Mirande Serie Gullivers Les PhotographiquesTchernobyl herbarium 2011 - en cours
Zone d'exclusion, Tchernobyl, Ukraine – Niveau de radiation: 1.7 microsieverts/h
Rayogramme, 24 x 36 cm

"Ma pratique artistique se développe à partir un point de bascule : celui où la photographie, appelée à documenter la crise écologique, se révèle en constituer une archive matérielle. Dans l’urgence des bouleversements sociétaux, climatiques et environnementaux, chaque image que je compose interroge la condition même du photographique : que devient l’image lorsque le monde qu’elle enregistre se transforme en profondeur ?
Cette démarche engage en premier lieu un déplacement de la photographie, d’un régime essentiellement représentatif vers une pratique opératoire. Ainsi, chaque geste photographique devient une expérience sensible tournées vers des entités invisibilisés ou négligés qui habitent et animent les milieux de vie. Plantes rudérales, radiations diffuses, dynamiques atmosphériques deviennent les protagonistes mêmes de l’image. L’air, le sol, le végétal ainsi que leurs forces imperceptibles ou les marques laissés sur leur corps par l’activité anthropique agissent, affleurant dans l’image comme des présences latentes. Le tirage devient une surface d’inscription où ces puissances trouvent à se manifester, à laisser trace, à prendre voix.


Pascal Mirande Serie Gullivers Les PhotographiquesLa nuit obscure de l’âme végétale, Chapitre 2, La Vigne
Tirage au phénol de vigne
Leporello (détail) 60 x 1040cm

Mon travail s’élabore ainsi dans une co-présence avec les milieux de vie. La photographie y devient un médium d’engagement, un geste d’adresse : un travail du regard qui se transforme en une pratique de l’égard, au sens que Jean-Christophe Bailly donne à ce terme soit une attention où regarder, garder et sauvegarder se nouent en une même disposition envers le monde. Cette orientation instaure une éthique fondée sur l’attention et le soin.
Ce renversement constitue un point d’inflexion. La photographie s’affirme comme un dispositif d’exposition des transformations du réel, relevant d’une écologie performative. Elle ouvre une manière d’habiter la métamorphose, une zone de co-création où matières et êtres se manifestent comme forces agissantes. Ainsi s’esquisse un travail de l’image photographique avec et depuis les milieux de vie eux-mêmes : une manière de percevoir, à chaque geste, ce que la Terre fait à l’image."
Anaïs Tondeur

L'auteure : Anaïs Tondeur / Invitée

 

Marianne Barthélemy (Résidence 2025) ''SONGES''.
Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

Romain Bagnard 2 the shelter Les Photographiques

"Alors que la ville du Mans continue de s’étendre et que des lotissements continuent d’y voir le jour, il me semble essentiel de créer des récits à partir de cette matière neuve. Scénariser le lotissement. Créer des tableaux dramatiques à partir de l’habitat péri-urbain. Raccrocher nos imaginaires non seulement aux anciennes bâtisses de pierre, mais aussi aux pavillons en crépi, au goudron tout juste posé, aux baies vitrées. Porter sur eux un regard dramatique qui les sorte de la maquette d’architecture dans lesquels ils sont figés.

Romain Bagnard 2 the shelter Les Photographiques

Songes est une déambulation nocturne à l’orée du rêve. Avec l’aide des habitant.e.s, je crée des scènes photographiques qui mêlent l’étrange et le quotidien, l’habituel et l’inquiétant. L’usage de flashes permet de plonger ces quartiers résidentiels dans une nuit américaine. Ainsi épurés, ils deviennent fantomatiques, chaque personne empli de mystère et de promesse. Dans ce flottement entre éveil et rêve, chaque image offre le précipice d’un récit."
Marianne Barthélémy

L'auteure : Marianne Barthélemy

 

Francesca Dal Chele ''D’OÙ VIENT CE BRUIT À L’HORIZON ? ''.

Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

Jean Hervoche terres nues les photographiques

''Tarlabaşı 360, un programme de "régénération" urbaine conçu pour attirer la finance internationale, est en cours dans le quartier déchu de Tarlabaşı au cœur d’Istanbul, concentré tous les problèmes liés à la pauvreté (drogue, prostitution, vol). "Régénérer" le tissu urbain historique des années 1920-30 en le détruisant. "Régénérer" l’actuelle population peu seyante (familles kurdes pauvres, marginaux interlopes) en les renvoyant ailleurs. Créer un "Nouveau Tarlabaşı" haut de gamme surgi des ruines dans lequel ils et elles n’auront plus de place. Ainsi va la gentrification, un fléau mondial et un désastre personnel pour les populations vulnérables que le néo-libéralisme laisse sur le bas-côté.

Jean Hervoche terres nues les photographiques

J’ai cherché à rencontrer les habitant·e·s "indésirables" des rues jouxtant le chantier. À témoigner au long cours de ce quartier, avant que la gentrification ne l’aseptise. À donner une voix à ces personnes invisibilisées dont le plus grand tort est d’être pauvres. Mon travail images et propos recueillis fait dialoguer celles du chantier controversé et celles de la communauté de dépossédés que composent les hommes et femmes de Tarlabaşı.

L’interprétation des images – désaturation et enfermement dans un halo sombre – convoque l’effacement progressif de ce quartier et l’avenir cerné des âmes qui y vivent ; comme le dit le romancier Ahmet Ümit, « des hommes et des femmes pour qui, à la naissance, il y eut erreur sur la destinée, erreur sur la personne".
Francesca Dal Chele

L'auteure : Francesca Dal Chele

Jérémy Gouellou ''LE LIEN AU LIEU''.

Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

 BD Adeline Keil PDM MADRID 01 les Photographiques

Animé d’une sensibilité particulière aux espaces, Jérémy explore les lieux qu’il traverse, attentif à la manière dont les paysages façonnent ses émotions. Son travail puise dans ce rapport affectif au territoire – le sien comme celui des autres – pour interroger la nature intime de notre lien aux paysages. Narratives et légèrement fictionnelles, ses créations invitent à un pas de côté, révélant ce qui, dans nos environnements quotidiens, échappe au regard. Daltonien, il joue avec la subjectivité du regard et s’affranchit des conventions pour laisser place à l’imprévu.

 BD Adeline Keil PDM MADRID 01 les Photographiques
La série le lien au lieu se construit comme la traversée d’un territoire fictif en transition, quittant les images codifiées pour s’ouvrir à l’incertitude et à l’inexactitude. Réalisées exclusivement en argentique, sans postproduction, ces images naissent du contact direct avec le lieu, dans un dialogue physique entre le corps, la lumière et les éléments. Dans un monde marqué par l’Anthropocène, Jérémy interroge la standardisation des territoires et cherche à réhabiliter une expérience sensible, mouvante et singulière du paysage.

L'auteur : Jérémy Gouellou

 

Young June Kim "RETOUR AU PARADIS"

Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

Je fixerai des vertiges Georges Pacheco Les Photographiques

“Retour au Paradis est un travail intime sur la disparition de mon père emporté par la maladie de Parkinson. Les restes de son simulateur cardiaque retrouvés après l’incinération m’ont apparu comme une relique du passé et m’a incité à prolonger sa présence au-delà de son depart.
Ce travail est une réflexion sur la reproduction photographique de la sculpture. Titulaire d’une licence en arts plastiques, spécialité sculpture, je suis sensible à la manière dont la photographie peut altérer la perception de l’œuvre sculpturale. Cette photographie doit aller au-delà de la simple représentation et susciter une véritable experience sensorielle, en éveillant une émotion tactile.

Je fixerai des vertiges Georges Pacheco Les Photographiques

C’est à partir de cette problématique que je crée mes propres œuvres en m’inspirant des principes de frontalité issus de l’art égyptien. Elle vise à ouvrir une voie nouvelle dans la représentation photographique de la sculpture, en fusionnant trois disciplines : la sculpture, la photographie et la peinture."
Young June Kim

L'auteur : Young June Kim

 

Estelle Lagarde ''LA PEAU DES AUTRES".

Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

Geraldine Villemain Serie whispers Les Photographiques

Le projet la peau des autres prend la forme d’un livre* et d’une exposition. A travers ces deux restitutions, nous faisons la rencontre de Karine, qui a perdu l’usage de ses deux bras à la suite d’une lésion cérébrale. Karine est une miraculée. Mais que s’est-il passé exactement ? Comment a-t-elle traversé ces épreuves ? Comment vit-on sans bras ?
L’approche créative est abordée avec la mise en dialogue des photographies réalisées avec Karine et d’un récit décrivant sa vie. Les images "sublimées" permettent une représentation de ses états d’âmes et de son vécu tandis que le texte est une retranscription des mots de Karine et de ses proches. L’originalité de ce projet tient au fait que l’autrice se met "dans la peau des autres" afin de partager le plus fidèlement possible la vie de Karine tout en permettant une prise de recul avec des photographies souvent métaphoriques et décalées du réel. Que ce soit à travers le livre ou l’exposition, ce projet sans concession est pourtant apaisant. Les sujets les plus délicats sont abordées avec pudeur et juste distance.

Orianne CiantarOlive les photographiques 2

La peau des autres a une double portée : soutenir les personnes aidantes et les professionnels en leur offrant un nouvel espace de reflexion et de ressenti, et sensibiliser le grand public afin de continuer à œuvrer pour favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap.
* Éditions Process, 2025.

L'auteure : Estelle Lagarde

 

Nicolas Mach (Résidence Les Affluentes - ESAD Le Mans) ''TITRE EN ATTENTE''.

Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

Geraldine Villemain Serie whispers Les Photographiques

Les Affluentes, programme de résidences professionnalisantes à destination des jeunes diplômé.e.s organisée par Talm, EPCC réunissant les ESAD de Tours, Angers et Le Mans, s’associe à des partenaires du territoire. C’est dans ce cadre que Nicolas Mach est accueilli parmi des artistes confirmé.e.s au sein de l’exposition collective des Photographiques au centre des expositions Paul-Courboulay.
Il a rencontré des personnes résidants en Sarthe pour recueillir leur souvenirs, des éléments de leur vie afin d’en constituer des œuvres photographiques, sculpturales et olfactives. Cet opus d’œuvres partage ces fragments d’histoires donnant des portraits multi-sensoriels pour chacune des rencontres. Ce projet est l’occasion pour le jeune artiste d’une étroite collaboration avec le parfumeur Patrice Revillard, créateur des fragrances émanant des sculptures.

L'auteur : Nicolas Mach

 

Stéphane Mahé ''MOOD''

Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans

joël alain dervaux 8 les photographiques

Stéphane Mahé mène un travail photographique intime et pictural qui révèle un voyage intérieur à la fois hors du temps et de l’espace.
Dévoilée en 2018, sa série Somewhere déploie un univers onirique et cinématographique puissant où l’errance apparaît comme une quête photographique.
Aujourd’hui, Mood ouvre un nouveau chapitre... quand le réel devient surréel, il ouvre la porte sur ce chemin de terre surgit d’un tableau qui trônait au milieu du salon familial... et le met en mouvement, guidé par l’instinct, en quête d’émotions, à la recherche de ces précieux instants, uniques, brefs, éphémères ! Cette disponibilité pleine et entière à ce qui l’entoure, à l’harmonie, se définissent alors comme ses temps photographiques.

joël alain dervaux 8 les photographiques


Mood est un témoin de ces opportunités furtives en leur donnant un air d’éternité ; Mood comme une expérience universelle, dans laquelle l’émotion est un langage commun, une sorte d’espéranto composé de scènes intemporelles, mystérieuses et oniriques, indépendantes les unes des autres tout en appartenant à un ensemble cohérent qui apaise et poétise nos âmes ; une parenthèse qui s’ouvre et se referme, offrant à chaque nouvelle visite des émotions renouvelées. From Somewhere to Mood...

L'auteur : Stéphane Mahé

 

Guillaume Noury ''L’EMPREINTE''

Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans

Geraldine Villemain Serie whispers Les Photographiques

"Le projet L’Empreinte est né d’un souvenir d’enfance lumineux, devenu le point de départ d’une recherche photographique sur la mémoire et le territoire. Entre les bords de Loire où je vis et les vallées des Gaves des vacances de mon enfance, je cherche à faire dialoguer deux espaces, deux temps, deux présences. Chaque image est une trace, une résonance plus qu’un récit, où se mêlent sensations, lumière et émotion.

Geraldine Villemain Serie whispers Les Photographiques
La rencontre avec une buse, oiseau discret et symbolique, a donné un fil conducteur à cette exploration : elle relie mes lieux de vie, comme le souvenir relie passé et présent. L’Empreinte interroge la malléabilité du souvenir et la façon dont il nous habite, se transforme et se partage."
Guillaume Noury

L'auteur : Guillaume Noury

Projection d'extraits de portfolios

Au centre des expositions Paul-Courboulay / Le Mans

Des photographes ayant fait partie de la présélection effectuée lors de l’appel à auteurs ont la possibilité de montrer un extrait de la série proposée dans le cadre d’un diaporama diffusé via un grand moniteur Cela permettra ainsi aux visiteurs du Centre des expositions Paul Courboulay de découvrir la diversité des dossiers reçus et une partie de ces quelques “coups de coeur” que l’équipe des Photographiques n’a hélas pu intégrer dans la sélection exposée.

  Extraits diffusés :

Cécile ANDRÉ, Aiibota
Muhanad BAAS, Kilomètre zéro, le début de l'amer
Mathis BENESTEBE, Érinlé
Éric BOUTTIER, Journal photographique en cinémascope
BRUT DE PEAUX, Humain.e, Humus et Humilité

Alessandra CALO, Ctonio
Jennifer CARLOS, A fleur de sang
Erwan FLOC'H, Le Royaume de l'aube
Fabienne GIL PARADEIS, L'Espagne de mon Enf(r)ance
Jena LAGOARDE, Fragiles !

Marie-Hélène LE NY, [No] human's land
Alban LECUYER, Downtown Matador
Émile LOREAUX, Qu'est-ce qu'on mange ?
Mathilde MAZARS, Prendre racine
Cinzia ROMANIN et Thomas NOCETO, Terragraphy
Constantin SCHLACHTER, Les Ombres de nos constellations

 

Cyril Victor ''EXPOSITION HOMMAGE''
Au pavillon d'exposition du parc Théodore-Monod

Geraldine Villemain Serie whispers Les Photographiques

Avec cette exposition, les Photographiques rendent hommage à Cyril Victor (1974-2025), figure de la scène photographique sarthoise disparue en septembre 2025. Bien connu du milieu artistique local, ayant travaillé avec plusieurs créateur-ice.s, il faisait également partie des habitués du festival, auquel il avait participé à plusieurs reprises, depuis le premier prix du Tremplin en 2000 à ses trois expositions en 2003, 2013 et 2015. Sont présentées ici des extraits de plusieurs séries, un ensemble non exhaustif issu d’un travail empreint d’une grande diversité, de ses premiers récits de voyage jusqu’à ses compositions d’inspiration surréaliste et à l’astro-photographie.

joël alain dervaux 2 les photographiques

"En 1991 encore lycéen, on s’étonnait de l’émergence subite d’un adolescent de seize ans, perçant le plafond de la photographie avec sa première exposition "rêves", inaugurant son principe d’éclairage à la lampe torche sur des objets de son enfance dans le noir d’un garage. À partir de là, ses thèmes liés au corps se succéderont : en 1997 "Vert Jaune Rouge" - en 1998 "Peintures Lumineuses" révélant l'aura physique des êtres par la sublimation de couleurs projetées - entre 1995 et 1999 "Redshift" suite composite de corps - en 2004 "Altérité" confrontation à l’autre - puis, "Les Matérielles" avec la plasticienne Sophia Mansfield dans l’art d’agencer plastiquement des éléments du corps pour en faire comme des étoiles rayonnantes.
Transcendant les apparences par l’intériorité, Cyril Victor aimait à montrer l’insoupçonné. Sa grande curiosité l’inclinait à travailler principalement sur le corps, la lumière, la temporalité et l’identité. La photographie lui permettait d’incarner ses aspirations au travers d'œuvres soigneusement élaborées, toujours expérimentales.
Il avait aussi le goût des voyages : Russie, Égypte, Sinaï, Inde, Israël, Burkina Faso, Pérou, Guinée Conakry, Mauritanie, Corée... Il y avait glané des paysages et des rencontres propres à régénérer le présent. Parmi ces thèmes plus ethnographiques, issus notamment de ses voyages en Afrique entre 2000 et 2004 où il exportera son principe d’éclairage de ses modèles à la lampe torche, on trouve : "Gens de Gbessia", puis "Le Voyage à Chinguetti" (village des bibliothèques ancestrales du désert de Mauritanie) en compagnie du photographe Alain Szczuczinski.
Cyril Victor aura marqué la sphère photographique sarthoise par son indépendance et son originalité, notamment en privilégiant la technique maîtrisée d’éclairages successifs de ses sujets à la lampe torche"
Extrait d’un article à paraître de Rémy Le Guillerm

 

Lionel Jusseret ''KOLOSTRUM".

À la médathèque Louise Michel et au centre social Gisèle Halimi / Allonnes.
Du 7 mars au 5 avril
Vernissage vendredi 16 mars à 18h

Pierre Gely For Dark LOVE BOAT Les Photographiques

Immersion au cœur d’élevages de vaches laitières en basse Normandie, Kolostrum est une célébration du cycle de la vie et de la matière, dont les paysans sont artisans.

Fruit d’une résidence réalisée sur deux ans dans le Perche en Basse-Normandie, Kolostrum dépeint le quotidien de quelques familles d’éleveurs de vaches laitières dont les systèmes d’exploitation se situent économiquement entre les petites fermes autonomes et les grandes industries agroalimentaires.
Les photographies présentées s’ancrent dans un constat sociologique moderne : la désaffection actuelle pour les métiers agricoles. Seulement une exploitation agricole sur quatre est reprise aujourd’hui.
En
 France et en Belgique, 55% des agriculteurs sont âgés d’au moins 50 ans et d’ici 5 à 10 ans, la moitié va partir à la retraite. Seulement un sur cinq a moins de 40 ans et parmi eux, un sur trois est une femme. Si ces chiffres sont un point de départ, ces photographies œuvrent à présenter une image novatrice de ce métier se réduisant trop souvent à quelques tristes clichés. Difficile d’ignorer aujourd’hui les conditions économiques désastreuses dans lesquelles évoluent les agriculteurs qui cumulent trop souvent les cinquante-cinq heures semaine. Et pourtant, ils aiment leur métier plus que tout.
La série se concentre en partie sur des jeunes éleveurs qui aspirent à de meilleures conditions de travail, justement pour libérer du temps et se cultiver, voir autre chose, élever leurs enfants, prendre du recul pour réfléchir. Ceux qui sont nés dans une ferme savent bien qu’ils ne reproduiront pas les mêmes schémas que leurs parents.

Pierre Gely For Dark LOVE BOAT Les Photographiques

Kolostrum évoque aussi l’amour qui lie les paysans à leurs animaux et à leur métier. Aujourd’hui, dans notre société moderne, le regard sur le travail des agriculteurs est souvent injuste, mal informé. L’élevage est fréquemment synonyme de maltraitance, sans même parler des accusations de pollution. Ces critiques sont généralement arbitraires (même si des biais existent, bien entendu) et le mépris qu’elles expriment me semble infondé et blessant. Dans ces images, on perçoit de la tendresse, un attachement viscéral, du respect et du bien-être.
Jamais le fossé entre le consommateur et le producteur n’a été aussi grand. Son écart se mesure sur l’échelle du dégout dans la simple prononciation du mot « colostrum », le premier lait de la vie, ou dans la vision d’un placenta jonché sur la terre.
Ce travail donne à voir les paysans, artisans de la matière, de la vie et de la mort, comme pour nous rappeler nos origines ou voir à quel point nous les avons oubliées.

En partenariat avec la ville d’Allonnes et la médiathèque Louise Michel.

Allonnes2010coul   Louise MichelCoul web

L'auteur : Lionel Jusseret

 

Joseph Ford ''INVISIBLE JUMPERS''.

Au Centre d’art Île MoulinSart / Fillé/Sarthe.

Du 8 mars au 29 octobre. Exposition en extérieur/parcours sur l'île en accès libre.

Vernissage dimanche 8 mars à 11h

Rose Lemeunier les photographiques

Se fondre dans le décor, c’est le projet de la série Invisible Jumpers pour laquelle je fais tricoter des pulls sur mesure à la main. J’explore la tension entre l’individualité et la conformité, la consommation de masse et la création artisanale. Sur les réseaux sociaux, nous voulons affirmer nos différences. En revanche nous subissons tous les mêmes influences et l’homogénéité culturelle se répand de plus en plus vite. Nous nous fondons dans la masse.

Chaque pull nécessite un temps, une attention et une précision exceptionnels pour s’accorder à l’arrière-plan. Il s’agit d’une célébration du travail artisanal, souvent marginalisé dans un monde où la production industrielle fournit des imitations des dernières tendances vues sur TikTok ou Instagram.

Rose Lemeunier les photographiques

Ce projet a été exposé dans des festivals, galeries et musées en France, Angleterre, Italie, Portugal, Allemagne, Andorre et Chine, et il est présenté dans les collections permanentes du Musée d’Art Urbain et de Street Art en France et du Photography Museum de Lishui, Chine.

En partenariat avec le Communauté de Communes du Val de Sarthe et le Centre d’Art de l’Ile de MoulinSart

Copie de com com val de Sarthe noir

L'auteure : Joseph Ford

Affiche photographiques 2022 web Artwork Laurent Delhaye Image Pascal MirandePrécédente édition 2025

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Affiche photographiques 2022 web Artwork Laurent Delhaye Image Pascal Mirande2022

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2020

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