Cyril Victor ''EXPOSITION HOMMAGE''
Au pavillon d'exposition du parc Théodore-Monod

Avec cette exposition, les Photographiques rendent hommage à Cyril Victor (1974-2025), figure de la scène photographique sarthoise disparue en septembre 2025. Bien connu du milieu artistique local, ayant travaillé avec plusieurs créateur-ice.s, il faisait également partie des habitués du festival, auquel il avait participé à plusieurs reprises, depuis le premier prix du Tremplin en 2000 à ses trois expositions en 2003, 2013 et 2015. Sont présentées ici des extraits de plusieurs séries, un ensemble non exhaustif issu d’un travail empreint d’une grande diversité, de ses premiers récits de voyage jusqu’à ses compositions d’inspiration surréaliste et à l’astro-photographie.

"En 1991 encore lycéen, on s’étonnait de l’émergence subite d’un adolescent de seize ans, perçant le plafond de la photographie avec sa première exposition "rêves", inaugurant son principe d’éclairage à la lampe torche sur des objets de son enfance dans le noir d’un garage. À partir de là, ses thèmes liés au corps se succéderont : en 1997 "Vert Jaune Rouge" - en 1998 "Peintures Lumineuses" révélant l'aura physique des êtres par la sublimation de couleurs projetées - entre 1995 et 1999 "Redshift" suite composite de corps - en 2004 "Altérité" confrontation à l’autre - puis, "Les Matérielles" avec la plasticienne Sophia Mansfield dans l’art d’agencer plastiquement des éléments du corps pour en faire comme des étoiles rayonnantes.
Transcendant les apparences par l’intériorité, Cyril Victor aimait à montrer l’insoupçonné. Sa grande curiosité l’inclinait à travailler principalement sur le corps, la lumière, la temporalité et l’identité. La photographie lui permettait d’incarner ses aspirations au travers d'œuvres soigneusement élaborées, toujours expérimentales.
Il avait aussi le goût des voyages : Russie, Égypte, Sinaï, Inde, Israël, Burkina Faso, Pérou, Guinée Conakry, Mauritanie, Corée... Il y avait glané des paysages et des rencontres propres à régénérer le présent. Parmi ces thèmes plus ethnographiques, issus notamment de ses voyages en Afrique entre 2000 et 2004 où il exportera son principe d’éclairage de ses modèles à la lampe torche, on trouve : "Gens de Gbessia", puis "Le Voyage à Chinguetti" (village des bibliothèques ancestrales du désert de Mauritanie) en compagnie du photographe Alain Szczuczinski.
Cyril Victor aura marqué la sphère photographique sarthoise par son indépendance et son originalité, notamment en privilégiant la technique maîtrisée d’éclairages successifs de ses sujets à la lampe torche"
Extrait d’un article à paraître de Rémy Le Guillerm




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