Anaïs Tondeur (invitée) ''CE QUE LA TERRE FAIT À L’IMAGE''
À LA COLLÉGIALE SAINT-PIERRE-LA-COUR / LE MANS.
Tchernobyl herbarium 2011 - en cours
Zone d'exclusion, Tchernobyl, Ukraine – Niveau de radiation: 1.7 microsieverts/h
Rayogramme, 24 x 36 cm
Chapitre 1 _ La Plante
La pratique artistique de la photographe et artiste Anaïs Tondeur se développe à partir d’un point de bascule : celui où la photographie, appelée à documenter la crise écologique, se révèle en constituer une archive matérielle. Dans l’urgence des bouleversements sociétaux, climatiques et environnementaux, chaque image qu’elle compose interroge ainsi la condition même du photographique : que devient l’image lorsque le monde qu’elle enregistre se transforme en profondeur ?
Cette démarche engage en premier lieu un déplacement de la photographie, d’un régime essentiellement représentatif vers une pratique opératoire. Ainsi, chaque geste photographique devient une expérience sensible tournées vers des entités invisibilisées ou négligées qui habitent et animent les milieux de vie. Plantes rudérales, molécules et radiations diffuses deviennent les protagonistes mêmes de l’image. Le végétal et les marques laissées sur leur corps par l’activité anthropique agissent, affleurant dans l’image comme des présences latentes. Le tirage devient une surface d’inscription où ces êtres trouvent à se manifester, à laisser trace, à prendre voix.
La nuit obscure de l’âme végétale, Chapitre 2, La Vigne
Tirage au phénol de vigne
Leporello (détail) 60 x 1040cm
Son travail s’élabore ainsi dans une co-présence avec les milieux de vie. La photographie y devient un médium d’engagement, un geste d’adresse : un travail du regard qui se transforme en une pratique de l’égard, au sens que Jean-Christophe Bailly donne à ce terme soit une attention où regarder, garder et sauvegarder se nouent en une même disposition envers le monde. Cette orientation instaure une éthique fondée sur l’attention et le soin. La photographie s’affirme comme un dispositif d’exposition des transformations du réel, relevant d’une écologie performative. Elle ouvre une manière d’habiter la métamorphose, une zone de co-création où matières et êtres se manifestent comme forces agissantes. Ainsi s’esquisse un travail de l’image photographique avec et depuis les milieux de vie eux-mêmes : une manière de percevoir, à chaque geste, ce que la Terre, par l’intermédiaire de la plante, fait à l’image.
Anne-Marie Arbefeuille ''MÉMOIRE D’ARGILE''.
Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

C’est un hommage à la couleur de l'argile, à la matière de l’Argile... patrimoine du sol, des architectures et des toitures.
Pour ma famille il fut évident que ce fut une catastrophe !

C’est en réactivant des éléments d'archives telles que des lettres, des journaux, des clichés anciens accompagnés de mes photographies contemporaines que je procède à un essai visuel interrogeant plus globalement les notions de perte des lieux et de caprices du temps.
Un projet avec une approche plastique faite d’interventions sur l’image et sur des volumes argileux qui définissent ma relation à l’argile et à la nature.''
Anne-Marie Arbefeuille
Marianne Barthélemy (Résidence 2025) ''SONGES''.
Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

"Alors que la ville du Mans continue de s’étendre et que des lotissements continuent d’y voir le jour, il me semble essentiel de créer des récits à partir de cette matière neuve. Scénariser le lotissement. Créer des tableaux dramatiques à partir de l’habitat péri-urbain. Raccrocher nos imaginaires non seulement aux anciennes bâtisses de pierre, mais aussi aux pavillons en crépi, au goudron tout juste posé, aux baies vitrées. Porter sur eux un regard dramatique qui les sorte de la maquette d’architecture dans lesquels ils sont figés.

Songes est une déambulation nocturne à l’orée du rêve. Avec l’aide des habitant.e.s, je crée des scènes photographiques qui mêlent l’étrange et le quotidien, l’habituel et l’inquiétant. L’usage de flashes permet de plonger ces quartiers résidentiels dans une nuit américaine. Ainsi épurés, ils deviennent fantomatiques, chaque personne empli de mystère et de promesse. Dans ce flottement entre éveil et rêve, chaque image offre le précipice d’un récit."
Marianne Barthélémy
Francesca Dal Chele ''D’OÙ VIENT CE BRUIT À L’HORIZON ? ''.
Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

"Cela ressemble à un fracas : celui des promoteurs, de la "régénération " au cœur du quartier de Tarlabaşı, à Istanbul. Entendons aussi les murmures des petites gens, migrants, délinquants, prostitués, espérant rester ici en attendant mieux.
Voici l’invitation faite par les photographies de Francesca Dal Chele.
Après neuf années à documenter ce lieu, son exposition évoque la peur et les espoirs ; le peuple et son quotidien de misère et de joie.
De fait, les images fragmentées, loin de toute complaisance, plongent au cœur de ruelles sordides où gît la violence des pipes à crack. A travers le reflet d’un quotidien laborieux, d’une existence de petits commerces, d’hôtels une étoile, l’œil erre dans un dédale de façades aveugles, de gravats, de palissades sans fin. Les travaux commencent puis ne semblent jamais devoir finir.
Toutefois, ce quartier ne peut se résumer à un décor tragique. Les habitants saisis par l’artiste tentent de rester debout pour poursuivre une existence courageuse. Hélas, ils font face, en plus des immeubles éventrés ou des expulsions, à ces mots terribles du maire de Çukur Mahalle « Les pauvres n’auront plus leur place à Tarlabaşı. » Non il n’y aura plus de pauvres, mais des immeubles clinquants, des centres commerciaux, un monde uniformisé où un H&M à Londres ressemblera furieusement à celui de Varsovie ou d’Istanbul.
Qu’importe les gens : le libéralisme économique poursuivra ainsi sa marche triomphante.

Par bonheur, il existe encore des personnes comme Francesca Dal Chele pour qui l’autre n’est pas qu’une notion abstraite, un mot que l’on prononce sans y réfléchir.
Loin de toute recension un peu exotique, elle décide de faire corps avec eux. Tarlabaşı apparaît dans sa vraie complexité : des travaux sans fin, des humains, des difficultés, la voracité des promoteurs, la nécessité d’assainir ; toutes ces choses qui font que la carte n’est pas le territoire. Ses images sont aux prises avec des réalités aussi cruelles que belles et portent la beauté véritable : l’humanité au cœur d’un territoire en déliquescence."
Frédéric Martin
Jérémy Gouellou ''LE LIEN AU LIEU''.
Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

Animé d’une sensibilité particulière aux espaces, Jérémy explore les lieux qu’il traverse, attentif à la manière dont les paysages façonnent ses émotions. Son travail puise dans ce rapport affectif au territoire – le sien comme celui des autres – pour interroger la nature intime de notre lien aux paysages. Narratives et légèrement fictionnelles, ses créations invitent à un pas de côté, révélant ce qui, dans nos environnements quotidiens, échappe au regard. Daltonien, il joue avec la subjectivité du regard et s’affranchit des conventions pour laisser place à l’imprévu.

La série le lien au lieu se construit comme la traversée d’un territoire fictif en transition, quittant les images codifiées pour s’ouvrir à l’incertitude et à l’inexactitude. Réalisées exclusivement en argentique, sans postproduction, ces images naissent du contact direct avec le lieu, dans un dialogue physique entre le corps, la lumière et les éléments. Dans un monde marqué par l’Anthropocène, Jérémy interroge la standardisation des territoires et cherche à réhabiliter une expérience sensible, mouvante et singulière du paysage.
Young June Kim "RETOUR AU PARADIS"
Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

“Retour au Paradis est un travail intime sur la disparition de mon père emporté par la maladie de Parkinson. Les restes de son simulateur cardiaque retrouvés après l’incinération m’ont apparu comme une relique du passé et m’a incité à prolonger sa présence au-delà de son depart.
Ce travail est une réflexion sur la reproduction photographique de la sculpture. Titulaire d’une licence en arts plastiques, spécialité sculpture, je suis sensible à la manière dont la photographie peut altérer la perception de l’œuvre sculpturale. Cette photographie doit aller au-delà de la simple représentation et susciter une véritable experience sensorielle, en éveillant une émotion tactile.

C’est à partir de cette problématique que je crée mes propres œuvres en m’inspirant des principes de frontalité issus de l’art égyptien. Elle vise à ouvrir une voie nouvelle dans la représentation photographique de la sculpture, en fusionnant trois disciplines : la sculpture, la photographie et la peinture."
Young June Kim
Estelle Lagarde ''LA PEAU DES AUTRES".
Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

Le projet la peau des autres prend la forme d’un livre* et d’une exposition. A travers ces deux restitutions, nous faisons la rencontre de Karine, qui a perdu l’usage de ses deux bras à la suite d’une lésion cérébrale. Karine est une miraculée. Mais que s’est-il passé exactement ? Comment a-t-elle traversé ces épreuves ? Comment vit-on sans bras ?
L’approche créative est abordée avec la mise en dialogue des photographies réalisées avec Karine et d’un récit décrivant sa vie. Les images "sublimées" permettent une représentation de ses états d’âmes et de son vécu tandis que le texte est une retranscription des mots de Karine et de ses proches. L’originalité de ce projet tient au fait que l’autrice se met "dans la peau des autres" afin de partager le plus fidèlement possible la vie de Karine tout en permettant une prise de recul avec des photographies souvent métaphoriques et décalées du réel. Que ce soit à travers le livre ou l’exposition, ce projet sans concession est pourtant apaisant. Les sujets les plus délicats sont abordées avec pudeur et juste distance.

La peau des autres a une double portée : soutenir les personnes aidantes et les professionnels en leur offrant un nouvel espace de reflexion et de ressenti, et sensibiliser le grand public afin de continuer à œuvrer pour favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap.
* Éditions Process, 2025.
Nicolas Mach (Résidence Les Affluentes - ESAD Le Mans) ''HISTOIRES MOLÉCULAIRES''.
Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans.

Les Affluentes, programme de résidences professionnalisantes à destination des jeunes diplômé.e.s organisée par Talm, EPCC réunissant les ESAD de Tours, Angers et Le Mans, s’associe à des partenaires du territoire. C’est dans ce cadre que Nicolas Mach est accueilli parmi des artistes confirmé.e.s au sein de l’exposition collective des Photographiques au centre des expositions Paul-Courboulay.
Il a rencontré des personnes résidants en Sarthe pour recueillir leur souvenirs, des éléments de leur vie afin d’en constituer des œuvres photographiques, sculpturales et olfactives. Cet opus d’œuvres partage ces fragments d’histoires donnant des portraits multi-sensoriels pour chacune des rencontres. Ce projet est l’occasion pour le jeune artiste d’une étroite collaboration avec le parfumeur Patrice Revillard, créateur des fragrances émanant des sculptures.
Stéphane Mahé ''MOOD''
Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans

Stéphane Mahé mène un travail photographique intime et pictural qui révèle un voyage intérieur à la fois hors du temps et de l’espace.
Dévoilée en 2018, sa série Somewhere déploie un univers onirique et cinématographique puissant où l’errance apparaît comme une quête photographique.
Aujourd’hui, Mood ouvre un nouveau chapitre... quand le réel devient surréel, il ouvre la porte sur ce chemin de terre surgit d’un tableau qui trônait au milieu du salon familial... et le met en mouvement, guidé par l’instinct, en quête d’émotions, à la recherche de ces précieux instants, uniques, brefs, éphémères ! Cette disponibilité pleine et entière à ce qui l’entoure, à l’harmonie, se définissent alors comme ses temps photographiques.

Mood est un témoin de ces opportunités furtives en leur donnant un air d’éternité ; Mood comme une expérience universelle, dans laquelle l’émotion est un langage commun, une sorte d’espéranto composé de scènes intemporelles, mystérieuses et oniriques, indépendantes les unes des autres tout en appartenant à un ensemble cohérent qui apaise et poétise nos âmes ; une parenthèse qui s’ouvre et se referme, offrant à chaque nouvelle visite des émotions renouvelées. From Somewhere to Mood...
Guillaume Noury ''L’EMPREINTE''
Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans

"Le projet L’Empreinte est né d’un souvenir d’enfance lumineux, devenu le point de départ d’une recherche photographique sur la mémoire et le territoire. Entre les bords de Loire où je vis et les vallées des Gaves des vacances de mon enfance, je cherche à faire dialoguer deux espaces, deux temps, deux présences. Chaque image est une trace, une résonance plus qu’un récit, où se mêlent sensations, lumière et émotion.

La rencontre avec une buse, oiseau discret et symbolique, a donné un fil conducteur à cette exploration : elle relie mes lieux de vie, comme le souvenir relie passé et présent. L’Empreinte interroge la malléabilité du souvenir et la façon dont il nous habite, se transforme et se partage."
Guillaume Noury
Présentation inédite de son livre "La septième vallée" le samedi 4 avril à Courboulay, en présence de l'artiste :
"Le livre ''La septième vallée'' est un projet photographique qui prend naissance dans un souvenir d’enfance vécu dans les Hautes-Pyrénées, au cœur des vallées des Gaves : celui d’un enclos rempli de chiots, expérience sensorielle fondatrice marquée par le contact du vivant, la terre, le mouvement et la joie. Ce moment, indissociable du paysage montagnard, a profondément façonné le regard de l’auteur et son attachement à ce territoire. Depuis 2020, il a développé une recherche photographique au long cours dans les sept vallées qu’il arpente régulièrement, à différentes saisons. La montagne y est abordée comme un territoire vivant, façonné à la fois par ses éléments et par la mémoire qui s’y dépose. Ces vallées et ses pentes deviennent les supports d’une exploration sensible où se croisent souvenirs intimes et réalité du lieu. La série interroge la malléabilité du souvenir, sa transmission et le désir d’ancrage dans un territoire vécu. Les présences apparaissent comme des respirations du paysage, des émotions passagères laissées par le souvenir lorsqu’il affleure. Chaque image cherche à saisir une empreinte plutôt qu’un paysage figé"
Guillaume Noury
Projection d'extraits de portfolios
Au centre des expositions Paul-Courboulay / Le Mans
Des photographes ayant fait partie de la présélection effectuée lors de l’appel à auteurs ont la possibilité de montrer un extrait de la série proposée dans le cadre d’un diaporama diffusé via un grand moniteur Cela permettra ainsi aux visiteurs du Centre des expositions Paul Courboulay de découvrir la diversité des dossiers reçus et une partie de ces quelques “coups de coeur” que l’équipe des Photographiques n’a hélas pu intégrer dans la sélection exposée.
Extraits diffusés :
Cécile ANDRÉ, Aïbota
Muhanad BAAS, Kilomètre zéro, le début de l'amer
Mathis BENESTEBE, Érinlé
Éric BOUTTIER, Journal photographique en cinémascope
BRUT DE PEAUX, Humain.e, Humus et Humilité
Alessandra CALO, Ctonio
Jennifer CARLOS, A fleur de sang
Erwan FLOC'H, Le Royaume de l'aube
Fabienne GIL PARADEIS, L'Espagne de mon Enf(r)ance
Jena LAGOARDE, Fragiles !
Marie-Hélène LE NY, [No] human's land
Alban LECUYER, Downtown Matador
Émile LOREAUX, Qu'est-ce qu'on mange ?
Mathilde MAZARS, Prendre racine
Cinzia ROMANIN et Thomas NOCETO, Terragraphy
Constantin SCHLACHTER, Les Ombres de nos constellations
Cyril Victor ''EXPOSITION HOMMAGE''
Au pavillon d'exposition du parc Théodore-Monod
Vernissage mercredi 11 mars de 17h30 à 19h

Avec cette exposition, les Photographiques rendent hommage à Cyril Victor (1974-2025), figure de la scène photographique sarthoise disparue en septembre 2025. Bien connu du milieu artistique local, ayant travaillé avec plusieurs créateur-ice.s, il faisait également partie des habitués du festival, auquel il avait participé à plusieurs reprises, depuis le premier prix du Tremplin en 2000 à ses trois expositions en 2003, 2013 et 2015. Sont présentées ici des extraits de plusieurs séries, un ensemble non exhaustif issu d’un travail empreint d’une grande diversité, de ses premiers récits de voyage jusqu’à ses compositions d’inspiration surréaliste et à l’astro-photographie.

"En 1991 encore lycéen, on s’étonnait de l’émergence subite d’un adolescent de seize ans, perçant le plafond de la photographie avec sa première exposition "rêves", inaugurant son principe d’éclairage à la lampe torche sur des objets de son enfance dans le noir d’un garage. À partir de là, ses thèmes liés au corps se succéderont : en 1997 "Vert Jaune Rouge" - en 1998 "Peintures Lumineuses" révélant l'aura physique des êtres par la sublimation de couleurs projetées - entre 1995 et 1999 "Redshift" suite composite de corps - en 2004 "Altérité" confrontation à l’autre - puis, "Les Matérielles" avec la plasticienne Sophia Mansfield dans l’art d’agencer plastiquement des éléments du corps pour en faire comme des étoiles rayonnantes.
Transcendant les apparences par l’intériorité, Cyril Victor aimait à montrer l’insoupçonné. Sa grande curiosité l’inclinait à travailler principalement sur le corps, la lumière, la temporalité et l’identité. La photographie lui permettait d’incarner ses aspirations au travers d'œuvres soigneusement élaborées, toujours expérimentales.
Il avait aussi le goût des voyages : Russie, Égypte, Sinaï, Inde, Israël, Burkina Faso, Pérou, Guinée Conakry, Mauritanie, Corée... Il y avait glané des paysages et des rencontres propres à régénérer le présent. Parmi ces thèmes plus ethnographiques, issus notamment de ses voyages en Afrique entre 2000 et 2004 où il exportera son principe d’éclairage de ses modèles à la lampe torche, on trouve : "Gens de Gbessia", puis "Le Voyage à Chinguetti" (village des bibliothèques ancestrales du désert de Mauritanie) en compagnie du photographe Alain Szczuczinski.
Cyril Victor aura marqué la sphère photographique sarthoise par son indépendance et son originalité, notamment en privilégiant la technique maîtrisée d’éclairages successifs de ses sujets à la lampe torche".
Extrait d’un article de Rémy Le Guillerm pour le magazine Maine Découvertes.
Tous nos remerciements à Annick Victor, Hye Kyung Im Victor, Jun Victor, Studio Pollux, Sophia Mansfield, Marie Meignan et Rémy Le Guillerm.
Vous pouvez télécharger ici le catalogue dédié à Cyril, extrait de Maine Découvertes et réalisé par Rémy Le Guillerm
Lionel Jusseret ''KOLOSTRUM".
À la médathèque Louise Michel et au Centre social Gisèle Halimi / Allonnes.
Du 7 mars au 4 avril
Vernissage vendredi 6 mars à 18h

Immersion au cœur d’élevages de vaches laitières en basse Normandie, Kolostrum est une célébration du cycle de la vie et de la matière, dont les paysans sont artisans.
Fruit d’une résidence réalisée sur deux ans dans le Perche en Basse-Normandie, Kolostrum dépeint le quotidien de quelques familles d’éleveurs de vaches laitières dont les systèmes d’exploitation se situent économiquement entre les petites fermes autonomes et les grandes industries agroalimentaires.
Les photographies présentées s’ancrent dans un constat sociologique moderne : la désaffection actuelle pour les métiers agricoles. Seulement une exploitation agricole sur quatre est reprise aujourd’hui.
En France et en Belgique, 55% des agriculteurs sont âgés d’au moins 50 ans et d’ici 5 à 10 ans, la moitié va partir à la retraite. Seulement un sur cinq a moins de 40 ans et parmi eux, un sur trois est une femme. Si ces chiffres sont un point de départ, ces photographies œuvrent à présenter une image novatrice de ce métier se réduisant trop souvent à quelques tristes clichés. Difficile d’ignorer aujourd’hui les conditions économiques désastreuses dans lesquelles évoluent les agriculteurs qui cumulent trop souvent les cinquante-cinq heures semaine. Et pourtant, ils aiment leur métier plus que tout.
La série se concentre en partie sur des jeunes éleveurs qui aspirent à de meilleures conditions de travail, justement pour libérer du temps et se cultiver, voir autre chose, élever leurs enfants, prendre du recul pour réfléchir. Ceux qui sont nés dans une ferme savent bien qu’ils ne reproduiront pas les mêmes schémas que leurs parents.

Kolostrum évoque aussi l’amour qui lie les paysans à leurs animaux et à leur métier. Aujourd’hui, dans notre société moderne, le regard sur le travail des agriculteurs est souvent injuste, mal informé. L’élevage est fréquemment synonyme de maltraitance, sans même parler des accusations de pollution. Ces critiques sont généralement arbitraires (même si des biais existent, bien entendu) et le mépris qu’elles expriment me semble infondé et blessant. Dans ces images, on perçoit de la tendresse, un attachement viscéral, du respect et du bien-être.
Jamais le fossé entre le consommateur et le producteur n’a été aussi grand. Son écart se mesure sur l’échelle du dégout dans la simple prononciation du mot « colostrum », le premier lait de la vie, ou dans la vision d’un placenta jonché sur la terre.
Ce travail donne à voir les paysans, artisans de la matière, de la vie et de la mort, comme pour nous rappeler nos origines ou voir à quel point nous les avons oubliées.
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Joseph Ford ''INVISIBLE JUMPERS''.
Au Centre d’art Île MoulinSart / Fillé/Sarthe.
Du 8 mars au 29 octobre. Exposition en extérieur/parcours sur l'île en accès libre.
Vernissage dimanche 8 mars à 11h

Se fondre dans le décor, c’est le projet de la série Invisible Jumpers pour laquelle je fais tricoter des pulls sur mesure à la main. J’explore la tension entre l’individualité et la conformité, la consommation de masse et la création artisanale. Sur les réseaux sociaux, nous voulons affirmer nos différences. En revanche nous subissons tous les mêmes influences et l’homogénéité culturelle se répand de plus en plus vite. Nous nous fondons dans la masse.
Chaque pull nécessite un temps, une attention et une précision exceptionnels pour s’accorder à l’arrière-plan. Il s’agit d’une célébration du travail artisanal, souvent marginalisé dans un monde où la production industrielle fournit des imitations des dernières tendances vues sur TikTok ou Instagram.
Ce projet a été exposé dans des festivals, galeries et musées en France, Angleterre, Italie, Portugal, Allemagne, Andorre et Chine, et il est présenté dans les collections permanentes du Musée d’Art Urbain et de Street Art en France et du Photography Museum de Lishui, Chine.
En partenariat avec le Communauté de Communes du Val de Sarthe et le Centre d’Art de l’Ile de MoulinSart
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LECTURE DE PORTFOLIOS
Samedi 28 mars, 10h15-12h30 / 14h15-17h
Venez présenter vos projets photographiques à des professionnels
À l'ESAD Talm Le Mans, 28 Av. de Rostov-sur-le-Don, 72100 Le Mans
Cliquez ici pour vous inscrire
Pour la cinquième année, Les Photographiques accueillent des professionnel.le.s de la scène photographique nationale pour une lecture de portfolios ouverte à tou.te.s les auteur.e.s, amateur.trice.s, semi-professionel.le.s et professionnel.le.s, souhaitant présenter leur travail et échanger autour de celui-ci.
Cette rencontre aura lieu le samedi 28 mars de 10h15 à 12h30 et de 14h15 à 17h à l'ESAD Talm Le Mans, 28 Av. de Rostov-sur-le-Don, 72100 Le Mans
Les professionnels de l’image invités seront :
Marie Gayet
Commissaire d'exposition indépendante, critique d’art et enseignante en art contemporain. Elle s’intéresse à la création artistique sans distinction de médiums et aux pratiques transdisciplinaires, dans la relation image & texte. Son approche passe par une observation curieuse et sensible fondée sur la rencontre. Elle collabore à diverses revues (Esse, Artaïs...) et intervient pour l’Observatoire de l’art contemporain. Son livre Écritures transversales a pour objet de recherche les pratiques d’écriture contemporaines, visuelles, plastiques et performatives.
Claire Pathé
Commissaire d’exposition et photographe, elle fonde en 2021 le festival international et gratuit, Mesnographies, pour lequel elle assure depuis la direction artistique. Photographe de mode pendant 10 ans pour différents magazines internationaux tel que Elle ou l’Officiel, elle rejoint la direction artistique du Collectif Fetart de 2015 à 2025. Au sein de celui-ci, elle assure le commissariat du festival Circulation(s) aux côtés de ses co-directrices artistiques. Elle est à l’origine de la création des premiers studios photo de ce festival. En 2025, à la création du réseau LUX, elle intègre l'équipe de réflexion sur les projets à venir du réseau. Engagée auprès des jeunes, elle intervient dans les lycées et collèges sous forme d’ateliers photo mais aussi dans les quartiers sensibles pour lutter contre le décrochage scolaire.
Diamantino Quintas
Maître artisan tireur-filtreur depuis 1985 et fondateur du Diamantino Labo en 2009, entreprise labellisée Entreprise du patrimoine vivant. Il incarne un savoir-faire artisanal rare ; spécialisé dans les tirages argentiques manuels grand format, il interprète chaque image avec sensibilité et transmet sa passion aux jeunes générations, depuis son atelier situé aujourd’hui à Bagnolet.


Marie Gayet // Claire Pathé // Diamantino Quintas
Préparez votre lecture :
Les lectures de portfolios se font sur inscription préalable en ligne. Chaque lecture dure environ 1/2 h avec une lectrice ou un lecteur selon les disponibilités..
La présentation des travaux peut se faire avec un portfolio papier ou numérique (ordinateur portable ou tablette personnels, pas de connexion internet sur place).
Il convient de montrer un ensemble cohérent de photographies, les plus pertinentes par rapport à votre travail et à votre démarche (une quinzaine d’images peut être représentatif).
Après-midi de la micro-édition
Au centre des expositions Paul-Couboulay, Le Mans.
Sendredi 4 avril à 14h

HORS CADRE #13. Découvertes
Jusqu'au 2 avril à la MJC Ronceray - Le Mans
Vernissage : mardi 10 mars à 18h30
Chaque année, la MJC Ronceray s'associe aux Photographiques
et expose de jeunes photographes prometteurs pour la plupart issus du territoire.
Maureen Lorinquer "SOUS LES CLICHÉS"
À L'Alambik, MJC Ronceray / Le Mans
JUSQ'AU 2 AVRIL
Vernissage : mardi 10 mars à 18h30

"Je suis monitrice éducatrice et amatrice/débutante en photographie, j'ai créé cette exposition dans l'objectif de "bousculer" les idées reçues et rappeler que derrière chaque parcours, il y a avant tout une personne, une présence, un être humain.
Cette exposition présente une série de portraits en noir et blanc volontairement anonymes. Des visages masqués, tournés, dissimulés.
Pas d'histoires individuelles exposées. Juste des présences. Des corps. Des silhouettes.
Chaque photo incarne une personne, un parcours, une voix parmi d'autres. Derrière ces visages "cachés", il y a des vécus différents, des réalités diverses mais des points communs : tous sont accueillis/accueillants, accompagnés/accompagnants, écoutés/écoutants dans un centre de soin en addictologie.
Ces images nous parlent de mixité. Elles témoignent de la diversité de celles et ceux qui franchissent la porte d'nu centre de soins en addictologie. Car il n' a pas un seul visage de la consommation. Il n'y a pas ne seule origine, une seule classe sociale une seule histoire... il y a une multitude.
Regardez bien. Voyez au-delà du masque. Entendez ce que les images ne disent pas: la complexité, l'humanité, la dignité.
Bienvenue dans cet espace de réfléxion, de reconnaissance et de respect.’’
Maureen Lorinquer
En partenariat avec 
Ilyass Remmane "EXPO NOMADE"
À L'Alambik, MJC Ronceray / Le Mans
JUSQ'AU 2 AVRIL
Vernissage : mardi 10 mars à 18h30

La Fantasia : entre tradition, identité et transmission
Cette exposition met à l'honneur une tradition maghrébine spectaculaire et profondément ancrée dans l’histoire et la culture arabo-amazighe : la Fantasia, aussi connue sous les noms de Tbourida, Waâda ou Moussem.
Cette pratique équestre impressionnante prend la forme de parades militaires reconstituées, où des cavaliers armés de fusils à poudre noire exécutent des chorégraphies millimétrées au galop. Ces démonstrations sont bien plus que de simples performances : elles incarnent des rituels ancestraux transmis de génération en génération, dans une logique de transmission orale et communautaire.
Les photographies présentées ici ont été capturées à l'été 2022 dans la région orientale du Maroc, entre Oujda et Jerrada, par Ilyass REMMANE, jeune photographe manceau passionné par la culture et le patrimoine du Maghreb.
Les cavaliers que vous verrez sont vêtus de tenues traditionnelles : turbans, babouches, étoffes drapées, parfois accompagnés de symboles religieux comme un petit livret du Coran ou une épée ancienne. Leurs chevaux sont richement harnachés, selon des techniques artisanales héritées du savoir-faire tribal. Chaque troupe représente une région ou une tribu, affirmant à travers ses costumes et son style son identité culturelle propre.
À travers cette série de clichés, "Expo Nomade" vous invite à découvrir un patrimoine vivant, à la fois visuel, sonore et symbolique. Une immersion dans un monde de traditions, de fierté et de transmission.
En partenariat avec

LES EXPOSITIONS DU ![]()
(OFF des Photographiques)
Parallèlement aux Photographiques, des lieux partenaires nous rejoignent et exposent des travaux dans le cadre de leur propre programmation. Ils participent ainsi à créer une effervescence autour du médium photographique dans toute sa diversité, une véritable "Fête de la photographie".
Ce "Programme associé" prend place en divers lieux de l’agglomération mancelle et du département de la Sarthe.
Francis Michel. Espace Gambetta "PEUPLE SAUVAGE" Programme associé.
Espace Gambetta, 2 Pl. Gambetta, Le Mans.
Du 5 janvier au 10 avril. Du lundi au vendredi, 9h-12h et 13h30-17h.
Vernissage vendredi 30 janvier à 17h.

Michel Nguie ''LE BRUIT DE VIVRE" Programme associé.
À la galerie CAVIART, 6 rue de Paris, Le Mans.
Du 14 Mars au 11 Avril. Du mardi au samedi 12h - 18h
Vernissage samedi 14 mars à 18h

Michel met au cœur de son travail ''l'observation de l'individu et des évènements de son quotidien'' selon les mots de Didier Arnaudet, qui ajoute que ses photographies comportent ''une étrangeté indéfinissable, un petit accroc dans une normalité apparente''.
Je m'appelle Michel Nguie je suis née le 30 novembre 1983 à Bordeaux.
Aujourd'hui je vis à Blois dans le centre de la France près de la Loire. J'ai commencé la photographie il y a plus de 10 ans en m'offrant un appareil photo. Je suis autodidacte et travaille exclusivement à la pellicule.
J'ai exposé au musée d'art contemporain le CAPC, à l'Hôtel de Sauroy à Paris à la maison de la photographie à Lille et dans les arènes à Arles durant les rencontres.
Le Musée Français de la Photographie a effectué l'acquisition de six de mes oeuvres pour sa collection.
J'ai été publié chez Flammarion dans l'ouvrage "Une autre histoire de la photographie"
Emma Mauger, Agathe Occhinpinti et Jean-Yves Busson Programme associé.
À la Galerie l'Éphémère 59 grande rue, Le Mans.
Du 1er AU 29 mars
Les Week-end 11h-19h et vendredi 17h-19h
Vernissage jeudi 5 mars à 18h
Emma Mauger : "Persona Non Data"
Cette série de photographie présente l'humain dans toutes ses états d'âmes. L'Être humain, de plus en plus menacé par l'Intelligence Artificielle, lutte pour continuer d'exister et ne pas juste servir de "vache à lait" à l'IA. Cette série est un appel à continuer de créer, d'inventer, avec ce qui nous entoure, ce qui est déjà existant, à réflechie avec notre âme, notre chair, le tout avec toujours ce clin d'oeil à l'environnement, sujet qui est toujours un fil conducteur dans le travail artistique d'Emma Mauger.
Jean-Yves Busson : "Trésors oubliés" : Dans un monde qui efface tout, il photographie pour prolonger
l'existence.
Agathe Occhipinti : "Bienvenue dans mon aire de jeu" - cette invitation est la clé de lecture de son travail.
À travers son journal visuel, Agathe tisse un parcours où photographie, mise en scène, objets sculptés et création de mobilier dialoguent sans rupture mais avec nuances. Elle ne se contente pas d'enregistrer le réel : elle le questionne, le froisse, le fragmente, et le recompose avec une sensibilité qui oscille entre intimité, mémoire et matérialité.
© Emma Mauger
Objectif Image Sarthe "À la manière de..." Programme associé.
Au cinéma Le Pathé, 3 Pl. des Jacobins, 72100 Le Mans.
Présence de photographes exposants les week-end entre 14h et 18h30
Du 7 mars au 5 avril de 14h à 18h
Vernissage vendredi 6 mars à 20h30

Les photographes du club Objectif Image Sarthe proposent une exposition collective autour du thème "À la manière de".
Chaque image est une interprétation personnelle, inspirée par un style, un artiste ou un courant photographique, entre hommage et réinvention.
Une invitation à explorer la diversité des regards et des écritures visuelles, au fil d'un parcours riche en références et en créativité.
Françoise Beduneau et Anne Pamelard "ARCHITECTURE ET REFLETS" Programme associé.
Association ACSAC niveau -1, 26 avenue Charles de Gaulle, Le Mans.
Du 3 zu 26 mars du lundi au vendredi 10h-12h et 14h-17h
Présence des auteurs les samedis 7, 14 et 21 mars de 13h à 18h
Vernissage jeudi 12 mars à 17h30.

Les nouveaux quartiers d’affaires ou résidentiels sont souvent considérés ''sans âme''.
Les parcourir, questionner la géométrie des façades, laisser le regard se perdre dans les reflets, en saisir l’esthétique, c’est ce qui a guidé notre travail.
Image : A.Pamelard
Pascal Drouard, Alain Langlais, Jean Lou Le Her et Jean-François Mollière "OUVERTURES" Programme associé.
À l'Espace Plan de travail, 68 rue des Acacias, Le Mans.
Du 8 mars au 5 avril. Du jeudi au dimanche 14h-19h, samedi 10h-19h
Vernissage vendredi 13 mars à 18h

''Je commence, j’y suis, j’écris.
De ma chaise je vois dehors et j’aime ça. C’est la vue que j’observe sans porter mon attention ni sur le bord du bureau, ni sur le cadre de la baie vitrée, je porte mon regard sur l’extérieur.
Là, s’exposent les photographies de Pascal Drouard, Alain Langlais, Jean-Lou Le Her et Jean-François Mollière.
Je vois du dedans et du dehors, je sais que je n’y suis pas, que ce n’est pas moi qui vois, je suis derrière lui, qui est derrière l’objectif, comme la petite figure au centre de l’emboîtement d’une poupée russe, l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours.
Il faut alors apprendre à se laisser faire et recevoir les images :
Comme une toile de Miro,
Comme une dentelle de Calais accrochée à un morceau de sucre,
Comme à travers un caléidoscope,
Comme en suspension dans les airs,
Comme en prison,
Comme en duplication, en déraison, en vertige,
En ligne de fuite à travers la myopie d’un traqueur d’oubli, à travers le flou, l’incompréhensible.
En terre inconnue et pourtant au reflet de soi-même.''
Emmanuelle Peslerbe
Image Pascal Drouard
Thomas Brousmiche "I C I - INSTANTS COMMUNS INVISIBLE" Programme associé.
Au Café Folk, 9 rue du cornet, Le Mans.
Du 2 mars au 30 avril. Du lundi au vendredi, de 9h à 15h.
Vernissage mercredi 26 mars à 18h
Date en attente
I C I ne montre personne en particulier, ce projet montre ce qui est là.
I C I est un rappel simple illustrant le fait que nous sommes tous l'inconnu de quelqu'un.
Des visages sans noms, des corps sans récits, des présences saisies avant qu'elles ne deviennent des histoires. Cet imagier ne classe pas des individus, il rassemble et collecte des situations communes. C'est un point sur le réel, comme un arrêt sur ce qui existe sans à être vu. Les inconnus ne sont pas des sujets à expliquer mais des évidences à reconnaître.
Aujourd'hui, la surabondance d'images identifiées s'oppose à la rareté des présences anonymes. À travers ce projet, l'idée est donc de mettre en avant et d'illustrer le droit à ne pas être remarquable en captant la beauté du quotidien. Cette exposition se conçoit comme un dispositif ouvert, dans lequel le spectateur est invité à se situer, lui-même, face aux images I C I ne cherche pas à imposer un discours, mais à susciter une prise de conscience douce et intime : celle de notre place dans le monde, ici, maintenant.
Sophie Brière "REGARDS SUR DES LIEUX OUBLIÉS" Programme associé.
Au Lézard bar, 8 Rue de la Barillerie, 72000 Le Mans.
Du 2 au 31 mars. Lundi 17h-1h, du mardi au vendredi 12h-2h, samedi 14h-2h
Vernissage mercredi 4 mars

"Ma première exploration remonte à mes 18 ans. A cette époque, ça ne portait pas de nom. Je m’en souviens encore comme si c’était hier. Ce château, que je voyais tous les dimanches en allant me promener dans son parc, j’allais enfin y entrer ! C’était un soir, il faisait nuit, dans les bois... Nous étions passés par la cave qui était miraculeusement ouverte. .. Depuis cette nuit, il y a 23 ans, entrer dans les lieux à l’abandon me passionne.
J’explore depuis 2 ans à travers la France, à la recherche de « pépites ». Entrer dans des lieux laissées à l’abandon, me fait me sentir vivante. J’aime l’odeur qui s’en dégage, j’aime l’excitation de ne pas savoir sur quoi je vais tomber, j’aime trouver le meilleur point de vue, la plus belle composition pour faire revivre, le temps d’un instant, ces lieux oubliés. J’aime le voyage à travers la campagne française, les kilomètres parcourus à la recherche de « spots ». J’aime aussi ce sentiment de calme, ce silence qui se dégage, les murs qui se taisent. J’aime la végétation qui entre par une fenêtre. J’aime ces vieux pianos qui ne joueront plus, ces vieux lits, cette vaisselle tombée sur le sol, ces vieux journaux que plus personne ne lira, ces vieux vêtements troués par les mites.
J’aime l’Exploration Urbaine."
Sophie Brière
Art dans le Vide "LES FRAGMENTS S’ÉVADENT" Programme associé.
MJC Prévert 97 Grande Rue, 72000 Le Mans, Le Mans.
Du 7 mars au 5 avril.
Vernissage le lundi 23 mars à 18h30

Partons dans une épopée presque singulière. Entre corps et nature, le voyage tisse le lien. Ce lien du détail, et le mouvement du corps qui l’accompagne. S’approcher encore et encore. Capturer ce geste furtif, nomade.
Les photographes nous emportent dans la sensibilité de leurs perceptions du monde : Les mains, les motifs, les gestes, les réseaux.
Ces images forment des “échantillons du paysage”, “ces gestes doux” enveloppent cette exposition.
Le détail du voyage, de la nature et du corps, résument cette exposition que vous êtes prêt à découvrir.
Avec Arthur Buonagurio, Clémence Lengrand, Emma Cambron, Eponine Jean, Haydn Naturel, Jane Lebreton, Ju-Hsuan Su, Keti Kshutashvili, Lisa Francheteau, Maéva Menanteau, Malou Robineau.
Ateliers d'arts plastiques d'Allonnes "L’ILIADE : LE TEMPS D'UN DOUTE".
Avec quoi brûles-tu là de m'éblouir ?" Programme associé.
Maison des arts Manouchian,, 18 rue Georges Bizet, Allonnes.
Du 18 mars au 24 avril. Du lundi au jeudi 9h-12h et 14h-18h. Vendredi 14h-17h
Vernissage mercredi 18 mars à 17h.
L'atelier Créa'Numérique s'est associé au compositeur Bastien Lapeyre pour proposer une exposition de photographies accompagnée d'une installation vidéo autour de l'Iliade.
Club photo de Sargé-lès-Le-Mans Programme associé.
Espace Scelia, Rue Didier Pironi, Sargé-lès-Le-Mans.
Du 20 au 22 mars de 10h à 19h.
Vernissage vendredi 20 mars 18h30.
Cette année le cirque est mis à l’honneur avec une exposition de grands formats dans la salle Scelia. Les membres du club exposent environ 150 images sur différents thèmes. Comme pour les éditions précédentes, vous pouvez découvrir une exposition sur le parvis de l’espace Scelia du 12 mars au 3 avril. Entrée gratuite de 10h à 19h. Une tombola permettra de gagner la photo de votre choix.





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