ESTELLE LAGARDE
"De Anima Lapidum"
LA COLLECTION
"40 photographies pour 40 bougies"
CAROLINE CHIK
"Humanité"
JEAN-CLAUDE DELALANDE
"Quotidien"
MATHIAS GRENNHALGH
"Wallsekaai 47 (FOMU)"
RAPHAEL HELLE
"Dérèglement"
MIREILLE LOUP
"Beneath-beyond"
MARIE MONS
"Aurore Colbert"
CLAIRE ET PHILIPPE ORDIONI
"Portraits baroques"
ANITA POUCHARD-SERRA
"Urbanités latentes"
MELANIE WENGER
"Marie-Claude, la dame aux poupées"
ADRIEN BASSE-CATHALINAT
"La ligne"
BENJAMIN JUHEL
"ARK"
ERIC DROUSSENT
"Décalage immédiat"
JEAN PELLAPRAT AVEC JEREMY PAON
"ON-OFF // Grenoble"
FRANCESCA DAL CHELE
"Le passé de l'avenir"

 

ANITA POUCHARD-SERRA

''Urbanités latentes''

Au centre des expositions Paul Courboulay / Le Mans

Anita Pouchard Serra Les Photographiques Urbanites Latentes01"C’est de l’autre côté. Si près. Les frontières sont excitantes pour ceux qui peuvent les franchir librement. Mais parfois, par la force des autres, le chemin s’arrête. Une nuit, une couverture. Quelques jours, une tente.Quelques semaines, un foyer. Quelques mois, une ville.

C’est le visage découvert d’une résistance silencieuse. Celle d’êtres humains qui tentent de continuer à “être”.
C’est de l’autre côté. Si loin."

 

Urbanités latentes est une histoire visuelle non conventionnelle qui tente de s’éloigner de l’image médiatique d’un camp de réfugiés et de proposer une autre approche d’un lieu souvent stigmatisé, que l'on pense déjà connaitre voir comprendre.Des images qui cherchent à révéler un camp progressivement devenu ville, construite et portée par les réfugiés et les bénévoles. Dans l’attente d’un hypothétique passage, l’homme n’a pas d’autre choix que de s’établir, de vivre, de construire et d’être, malgré tout. L'édition de ce travail s'est nourrit du fossé entre les habitants de Calais et leur imaginaire construit à partir de discours médiatiques et politiques et la réalité complexe du camp à quelques centaines de mètres de leurs maisons. C'est un croisement de mon carnet de dessins, qui m’a accompagné pendant les 4 mois de travail ,et de mes images photographiques.
Ces dernières racontent le territoire, le théâtre bati des vies quotidiennes recréés à partir de rien. Les dessins eux, emènement le spectateur vers le monde de l’intimité et du détail, le laissant ainsi libre de se projeter et de développer son propre imaginaire, en prenant de nouveau le temps de comprendre ce qui a eu lieu ici et qui recommencera bientôt là.
Anita Pouchard-Serra

ANITA POUCHARD-SERRA

Après un parcours à travers la danse, l’architecture et l’anthropologie, je suis aujourd’hui une photographe franco-argentinisée de 32 ans, membre du studio Hans Lucas. J’ai étudié la photographie à l’Université de Buenos Aires et ARGRA Escuela.
Je photographie ce que je vis plutôt que ce je vois, en suivant des questions personnelles fortement liées à l’histoire et au présent de notre société. Les notions de periphérie, de territoire et d’empowerment politique et social sont essentielles dans mon travail. Mon approche est résolument transdisciplinaire, au service de l’histoire que je souhaite raconter, laissant une part importante à l’exploration in situ et à la réflexion sur les questions de diffusions et post-production.
Sélectionnée en 2017 pour la 5ème Portfolio Review du New York Times, la semaine Descubrimientos de PhotoEspaña, les sessions #3 et #5 du Prix Mentor au MAP de Toulouse et à Visa pour l’image. Bourse de la fondation Pedro Meyer et du World Press Photo pour le programme de formation “Narration photographique et nouveaux médias” ainsi que de l’International Women’s Media Foundation pour son programme ADELANTE.
Mon travail a été exposé en France, Espagne, Argentine, Uruguay et Mexique et publié dans The New York Times, Wired, La Nación, Les Inrcocks , Libération.